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ANGOULÊME : FRANCK CONJEAUD OFFICIELLEMENT INNOCENTÉ (avec le reportage de NON ELUCIDE diffusé sur FRANCE 2)
La section de recherches de la gendarmerie de Bordeaux confirme les conclusions de la contre-enquête du détective Roger-Marc Moreau

mercredi 13 décembre 2006


Huit ans après le mystérieux décès de Franscisca Parra surnommée Paquita, les investigations de la section de recherches de la gendarmerie de Bordeaux (33) confirment les conclusions de la contre-enquête, menée en 2002 par Roger-Marc Moreau, laquelle innocentait totalement le principal suspect, Franck Conjeaud, notamment en démontrant l’impossibilité matérielle pour ce dernier, d’être l’auteur du crime que l’on voulait lui imputer.

Rappelons qu’à l’époque, sa culpabilité était prétendument établie et que son sort était déjà programmé, à savoir, sa prochaine comparution devant la cour d’assises avec, à la clef, le risque d’une condamnation à une peine de réclusion criminelle à perpétuité...

* * * * *

Ce dimanche 24 février 2013, NON ELUCIDE, l’excellente émission de FRANCE 2, présentée par Arnaud Poivre d’Arvor, va revenir sur cette mystérieuse affaire en espérant que des témoignages nouveaux permettront enfin d’identifier le véritable criminel...

POUR VISIONNER LE REPORTAGE, VEUILLEZ CLIQUER SUR LE LIEN

- NON ELUCIDE -

* * * * *

- Voir ci-après l’article de Jean-François Barré, publié le 04 décembre 2006 dans le quotidien "LA CHARENTE LIBRE" -

- Voir également, sur le site principal, rubrique média/presse, "L’AFFAIRE FRANCK CONJEAUD" -

- Enfin, voir notre article, du 02 mai 2007, intitulée "AFFAIRE PAQUITA : FRANCK CONJEAUD INDEMNISE !" -

- AFFAIRE PAQUITA : FRANCK CONJEAUD INDEMNISE ! -

__________________

 

ARTICLE PUBLIE LE 04 DECEMBRE 2006

DANS LE QUOTIDIEN LA CHARENTE LIBRE

 

HUIT ANS APRES, L’AFFAIRE PAQUITA DANS L’IMPASSE

par, Jean-François BARRÉ

C’est comme une énorme cicatrice que l’on a au milieu de la figure quand on se regarde dans la glace. On ne peut pas foutre en l’air notre vie. On a des enfants. mais on se couche avec ça, on se réveille avec ça ». David Parra était le plus jeune frère de Paquita. Elle a été assassinée il y a huit ans, jour pour jour, carbonisée dans sa voiture, dans la vallée des Eaux-Claires, à Puymoyen, en pleine nuit.

Huit ans et plus guère d’espoir. Les frères Parra savent que leur ennemi, c’est le temps. Ce temps qui inquiète leur mère, Carmen, qui, dans sa maison de Villebois, à 74 ans, « a peur de mourir sans savoir ».

Un énorme dossier vidé de sa susbstance

Six ans d’enquête et d’instruction à Angoulême. Un peu plus de deux ans d’investigations supplémentaires à la section de recherche de la gendarmerie de Bordeaux.

L’officier qui avait la lourde charge, avec un « œil neuf », de reprendre les quelque trois mille pages d’un dossier particulièrement complexe, vient de retourner le dossier à la juge d’instruction angoumoisine Marie Rouqier-Lafitte. Il n’a permis que d’affiner un élément : Franck C., le principal suspect de l’histoire aurait eu bien du mal à commettre l’assassinat. Une fois de plus, après plusieurs équipes d’enquêteurs, trois juges d’instruction, le dossier Paquita est dans l’impasse. Pour utiliser le jargon des enquêteurs, toutes les portes ont été refermées. Aucune d’entre elles n’ouvre sur un commencement de vérité, d’explication.

Francesca Parra, connue sous le surnom de Paquita, une jolie jeune femme de trente ans, est morte carbonisée au volant de sa petite Fiat Uno le 4 décembre 1998, dans la nuit glaciale de la vallée des Eaux Claires, à Puymoyen. Sa mère, ses frères, s’ils ont conservé une forte conviction, « celle que le premier suspect, s’il n’a pas tué, est impliqué dans l’affaire », voient chaque jour s’amenuiser l’espoir de pouvoir mettre un nom et un visage sur le meurtrier de leur sœur.

Depuis cinq ans, depuis la remise en liberté, après une année de détention provisoire de Franck C., le dossier, déjà allégé par la cour d’appel qui l’avait vidé de sa substance après quelques irrégularités de procédures, avait pris un peu de plomb dans l’aile avec la récusation de la juge d’instruction en charge de l’affaire, pour partialité.

Les résultats d’une contre enquête menée par Roland Agret et Roger-Marc Moreau, à la fin de l’année 2001, avaient encore jeté un peu plus le doute sur les conclusions de l’instruction.

En reprenant le dossier, il y a un peu plus de deux ans, les enquêteurs de la SR n’avaient à disposition, comme base de départ, que des constatations initiales vieilles de plus de cinq ans, impossibles à refaire, à affiner, à compléter. Avec le temps, ils savaient aussi que les souvenirs s’étaient émoussés. Ils se sont attachés à réexaminer le dossier dans son ensemble pour, selon nos informations, parvenir à la conclusion que le principal suspect n’avait pas eu la possibilité matérielle de commettre le crime. Sauf à distordre des témoignages fragiles d’amis à l’esprit embrumé.

« Que l’on retrouve le vrai coupable »

Retour à la case départ. Les enquêteurs ont bien procédé à de nouvelles auditions. Mais de personnages qui avaient déjà été entendus à l’époque des faits. Aucun élément nouveau. C’est ce qui réconforte Daniel Lalanne, l’avocat de Franck C. « C’est un citoyen comme un autre, sur qui ne pèse aucune charge ». L’avocat a ainsi engagé une procédure d’indemnisation qui se plaidera le 15 février devant la chambre civile du TGI d’Angoulême. Ce serait sans doute un soulagement pour le seul mis en cause de cette affaire qui, depuis qu’il est sorti de prison, avoue avoir une préoccupation : « que l’on découvre le vrai coupable. Parce que même si, mis en examen, j’avais bénéficié d’un non-lieu, dans l’esprit des gens, il subsistera toujours un doute ».

Pour les frères de Paquita, ce pourrait bien être une épreuve. Eux qui, huit ans après, n’ont toujours pas vraiment fait le deuil de leur sœur. « Au bout de huit ans, on a oublié le sentiment de vengeance », confesse David. Mais l’amertume subsiste. « On ne peut pas se glorifier d’avoir vécu une instruction avec autant d’erreurs au départ. Je suis effrayé de voir que notre justice a de sérieux handicaps ».

Le jeune père de famille doute désormais de connaître un jour la vérité. La famille, qui est toujours constituée partie civile vient de changer d’avocat, de charger Gilbert Collard de porter sa parole. « Le fait que, pour moi, le crime ne soit sûrement pas le fait d’une seule personne, espère cependant David Parra, pourrait faire que l’affaire sorte. Que quelqu’un finisse par parler, ait besoin de négocier quelque chose avec les enquêteurs ».

Les frères Parra disent qu’ils essaient de « vivre avec. Mais le 4 décembre, c’est ancré, indélébile. Et s’il y a des erreurs qui ont coûté à ce dossier, l’impunité, on la vit très mal. Ce que l’on veut savoir, dans la famille, c’est que l’on travaille sur le dossier. On espère que ce n’est pas dans les oubliettes ».

Gilbert Collard, leur avocat, tente de rassurer, sans s’épancher. « Le dossier a évolué. Je pense qu’il ira jusqu’au bout. On ne peut pas dire qu’il n’y a pas de nouveau », lâche-t-il, énigmatique.

1998-2006 : LE LENT ENLISEMENT DU DOSSIER

4 DÉCEMBRE 1998 3 heures du matin. Une patrouille de gendarmerie découvre une Fiat Uno qui finit de se consumer sur le parking de la promenade des Eaux-Claires, à Puymoyen. Sur le siège conducteur, le corps calciné de sa propriétaire, Francesca Parra-Palmero, âgée de 30 ans, surnommée Paquita. Si la thèse du suicide est rapidement abandonnée, plusieurs suspects restent sur les rangs. À commencer par Franck C., 30 ans, l’ex-petit ami de Paquita, mis en cause par la famille de la victime. Sur la liste des suspects, son petit ami de l’époque, qui sera mis hors de cause.

28 SEPTEMBRE 1999 Franck C., l’ancien petit ami de Paquita est interpellé par les gendarmes et placé en détention provisoire au terme de 48 heures de garde à vue, mis en examen pour homicide volontaire.

10 FÉVRIER 2000 Élisabeth Decencière-Ferrandière, juge d’instruction à Angoulême est dessaisie du dossier par le premier président de la cour d’appel de Bordeaux pour « partialité ». Elle est remplacée par son collègue Jean-Luc Gadaud.

19 SEPTEMBRE 2000 La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Bordeaux ordonne la mise en liberté de Franck C., en détention provisoire depuis dix mois. C’était sa septième demande de mise en liberté. Placé sous contrôle judiciaire, il reste mis en examen.

JUIN 2002 Roland Agret, le président d’Action Justice, et le détective Roger-Marc Moreau, à la demande de la famille de Franck C., lancent une contre-enquête destinée à démontrer l’innocence de leur client. En réponse, les frères Parra déposent une plainte pour violation du secret de l’instruction, les détectives ayant eu accès au dossier.

1ER OCTOBRE 2002 La cour d’appel de Bordeaux annule plusieurs centaines de pièces du dossier, notamment l’expertise de Michèle Agrapart-Delmas, chargée de déterminer le profil psycho-criminologique du suspect. Dès lors, la chambre de l’instruction annule la mise examen de Franck C. Les magistrats ont estimé que l’intervention de la « psycho-criminologue » Michèle Agrapart-Delmas au cours de la garde à vue avait influencé le déroulement de celle-ci. Plus de garde à vue régulière, c’est une bonne partie du dossier qui se retrouve expurgée. Mécaniquement, il ne peut plus y avoir de mise en examen.

7 OCTOBRE 2002 La famille de Paquita se pourvoit en cassation contre l’arrêt de la cour d’appel.

5 DÉCEMBRE 2002 Roland Agret et Roger-Marc Moreau enfoncent le clou et rendent publiques les conclusions de leur contre-enquête qui tend à démontrer l’impossibilité matérielle pour leur client à commettre le crime des Eaux-Claires.

30 JANVIER 2003 La cour de cassation rejette le pourvoi en cassation engagé par le procureur général de Bordeaux à la demande de la famille de Paquita.

SEPTEMBRE 2004 Fraîchement nommée à Angoulême en remplacement de Jean-Luc Gadaud, la juge d’instruction Marie-Rouquier Lafitte reprend le dossier à zéro et le confie à la section de recherches de Bordeaux.

18 JANVIER 2006 Roland Agret et Roger-Marc Moreau, poursuivis devant le tribunal de Limoges pour avoir utilisé des pièces du dossier d’instruction sont condamnées à 1 000 euros d’amende. Franck C. est relaxé.

OCTOBRE 2006 Le dossier, épluché par la section de recherches est retourné à la juge d’instruction. Sans élément nouveau, si ce n’est l’accent mis par les enquêteurs sur les éléments qui tendraient à mettre le principal suspect de cette affaire hors de cause.

PRECISION

LE DÉTECTIVE BLANCHI. Dans l’article consacré à l’affaire Paquita, nous faisons état de la condamnation pour violation du secret de l’instruction de Roger-Marc Moreau, le détective et de Roland Agret, le président de l’association action justice qui avaient réalisé la contre-enquête. Le jugement était celui de première instance. La cour d’appel de Limoges a récemment relaxé Roger-Marc Moreau. Roland Agret avait choisi, lui, de ne pas faire appel du jugement.

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